19 janvier 2017

Manifeste des délinquants de la solidarité

Pétition

 

Manifeste des délinquants de la solidarité

 

« Toute personne qui (...) aura, par aide directe ou indirecte,
facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour
irréguliers, d'un étranger en France ou dans l'espace international précité sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une
amende de 30 000
. » (Article 21 de l’ordonnance du 2 novembre 1945)

 

Chaque année en France, malgré l'article 21 de la loi sur l'entrée et le séjour des étrangers, des centaines d'associations, des milliers de citoyens, accueillent, aident, informent sur leurs droits des étrangers.

Ils le font dans des conditions difficiles en raison de la faiblesse de leurs moyens et des innombrables obstacles rencontrés dans les préfectures, les administrations et institutions censées assurer accueil et protection à tous, mais aussi en raison d'une attitude de suspicion généralisée envers les étrangers. De plus en plus, ceux et celles qui défendent l'État de droit et la nécessité de l'hospitalité sont menacés de poursuites, quand ils ne sont pas mis en examen, par exemple pour avoir seulement hébergé gratuitement un étranger en situation irrégulière .

Demain, si l'actuel projet de réforme du gouvernement est voté, ces citoyens et associations « coupables » d'aide au séjour irrégulier pourront être condamnés plus sévèrement encore*.

Dans le même temps où on cherche ainsi à créer un véritable délit de solidarité, le silence est fait sur la situation des étrangers en France et en Europe, et sur le rôle effectif de centaines d'associations et de milliers de citoyens solidaires des étrangers en situation irrégulière.

Nous déclarons être l'un d'eux. Nous déclarons avoir aidé des étrangers en situation irrégulière. Nous déclarons avoir la ferme volonté de continuer à le faire. De même que nous réclamons un changement radical des politiques à l'égard des immigrés et des étrangers, nous réclamons le droit à la solidarité, contre la logique des États.

Si la solidarité est un délit, je demande à être poursuivi(e) pour ce délit.

 

Paris, le 27 mai 2003

 

 

* L'article 17 du projet de loi Sarkozy prévoit la confiscation pour les personnes physiques
de tous leurs biens, meubles ou immeubles. L'article 18 prévoit la même chose
pour les personnes morales (par exemple les associations ou les syndicats)

Différents moyens de participer à la mobilisation du collectif

Apporter la signature d'une organisation (association, syndicat, collectif), pour rejoindre le collectif
contact@delinquantssolidaires.org

Participer à la journée d'action le jeudi 9 février 2017
Rassemblements, prises de parole, formation de chaînes humaines pour proclamer que nous sommes tous « délinquants » et solidaire des étrangers... À Paris, un rassemblement sera organisé à 10 heures - le lieu, le type d'action et les intervenants seront précisés ultérieurement.

Être tenu⋅e au courant de l'activité du collectif
Demander à être abonné⋅e à la liste de diffusion

Contribuer à la mobilisation, diffuser de l'info, des textes et photos d'actions de protestation
#DélinquantsSolidaires
en ciblant les messages (par ex. @Place_Beauvau ou @justice_gouv...)
« Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors je suis un⋅e délinquant⋅e »

S'informer des cas de poursuites passés et en cours
Voir le dossier sur le site du Gisti

Faire connaître au collectif des cas relevant, directement ou indirectement, du délit de solidarité
Écrire à contact-delit-de-solidarite@gisti.org
Attention : Il faut que l’intéressé⋅e soit d’accord pour que son cas soit mis en ligne, même anonymisé (de fait l’anonymat n’empêche pas de savoir de qui il s’agit…) ou bien que l'affaire ait déjà été médiatisée. Les faits essentiels doivent être présentés (circonstances, garde à vue, comparution, décisions...) et avérés. Joindre si possible tout document officiel.

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Posté par graine de Baobab à 13:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


soutien a VAGE PETOYAN

Le lien d'accès à l'article et à la vidéo.

http://www.charentelibre.fr/2017/01/18/l-armenien-sans-papiers-libere-mais-pas-regularise,3079727.php

Vage Petoyan, demandeur d'asile arménien,  est placé en centre de rétention à Toulouse depuis le 8 décembre 2016 à la demande du Préfet de la Charente.
Après un nouveau refus de l'OFPRA, mais avant d'avoir pu mener au bout la procédure de recours devant la Commission Nationale du Droit d'Asile, V.Petoyan a engagé une grève de la faim pour s'opposer à son expulsion alors que sa femme et ses trois enfants sont à Angoulême. Mme Petoyan est en procédure de réexamen de sa demande d'asile.
A la demande de libération de Mr Petoyan que nous avons adressée au Préfet le 12 janvier, celui-ci a répondu par l'intermédiaire de la presse avec  des arguments que nous contestons.
An nom de toutes les organisations du Comité de soutien aux sans-papiers, nous avons donc rédigé une lettre ouverte au Préfet que nous lui remettons aujourd'hui ainsi qu'à la presse (voir pièce jointe).
Nous demandons de nouveau la libération de V.Petoyan, avec une éventuelle assignation à résidence, et nous vous invitons à participer au rassemblement devant la Préfecture ce Mercredi 18 janvier à 13h30 pour obtenir cette libération.
Pour le Comité de soutien,
suite à des actions et interventions d'élus, l'expulsion a été suspendue

 

Posté par graine de Baobab à 13:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bonjour,
Je viens de signer la pétition, « Monsieur le Préfet de la Charente: Protestez contre l'injustice faite à Ali, un cas kafkaïen ».
Je pense que c'est important. Souhaiteriez-vous signer à votre tour?
Voici le lien:

Posté par graine de Baobab à 12:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]